Aveyron : un réseau routier national inadapté...

comportant de nombreux points noirs...

 

Une indispensable mise à niveau du réseau routier national

Bien que très réduit (220 km contre 5 780 km pour le réseau départemental), la plupart des axes routiers nationaux (RN 9, RN 88 et RN 140) sont aujourd'hui arrivés à saturation en raison de la forte augmentation du trafic de transit, tant pour ce qui est du trafic tourisme que des camions. Non seulement l'ancienneté d'une partie du réseau national s'avère aujourd'hui totalement inadapté à la circulation actuelle, mais il recèle encore de trop nombreux points noirs, à fort risque accidentogène.

Ceci est d'autant plus inquiétant que les travaux de remise à niveau du réseau national ont pris un retard considérable ces dernières années, plus particulièrement en ce qui concerne les axes les plus fréquentés :

Comment ne pas relever cette importante contradiction entre la volonté affichée de s'attaquer au problèmes des accidents de la route et la réalité des faits sur le terrain. Chacun sait pourtant, comme le rappelait récemment le ministre des transports, qu'il y a en moyenne 4 fois moins d'accidents sur une autoroute ou route à 2x2 voies que sur une route ordinaire.

L'état est-il vraiment crédible pour parler de sécurité routière au vu du peu d'empressement qu'il manifeste pour engager la réalisation des travaux routiers sur les RN 9, RN 88 et RN 140 ? En attendant, des centaines d'automobilistes continuent de trouver la mort sur ces routes !

Certainement faut-il responsabiliser les automobilistes, mais l'Etat devrait commencer par donner l'exemple et prendre lui aussi ses propres responsabilités en ce qui concerne les infrastructures relevant de sa compétence.

 

L'évolution du trafic routier en Aveyron :

Ce tableau montre de manière induscutable qu'une bonne part du réseau national est aujourd'hui proche de la saturation. Compte-tenu de son inadaptation aux normes actuelles de sécurité, il concentre aujourd'hui à lui seul l'essentiel des zones à risque du département.

L'augmentation annuelle du trafic de l'ordre de 5% et les retards pris dans les travaux de mise aux normes ne fait qu'accentuer les risques d'accidents au fil des ans.

 voirie :  section : trafic moyen quotidien 1998 (source DDE)  observations :

 niveau de risque d'accident :
 RN88 Rocade de Rodez (St Félix) 24 640 dont 2 500 camions  **
 " Rocade de Rodez (Côte Olemps)  21 360    *****
 " Rocade de Rodez (Canac)  21 151    **
 " Rocade de Rodez (St Marc)  20 100 dont 1 350 camions  **
 " La Roquette (vers Laissac)  12 500 dont 1 240 camions  **
 " Le Lac (vers Baraqueville)  11 280 dont 980 camions  **
 " Côte de Tanus 

 5 830

dont 864 camions  *****
 RN 9 Aguessac  13 485 dont 1 266 camions  ***
 " Côte de la Cavalerie  12 280 dont 1 025 camions  *****
 " Côte d'Engayresque 

 9 200

 

 ****
 RN 140 La Gineste (Rodez)  16 120    
 " Le Trauc/Carrefour Souyri 9 247 dont 2 080 camions   ***
 " Côte de Nuces  7 550    ****
 " Firmi/Viviez/côte d'Hymes 6 920    ****
 RD 988 St Marc (Onet)  20 072 dont 1 350 camions   *
 " Sébazac  9 710    
 RD 920 Côte d'Espalion 6 950   **
 " Bozouls  7 056  
 RD 1 Farrou (Villefranche)  12 800   ****
 " Bel-Air (carrefour RD1-RD5)  5 560   ***
 RD 994 Rignac  5 160    
 " Montbazens  5 030    
 " La Gineste (Rodez)  7 317    
 RD 911 La Primaube  6 590    
 " Mas de Souyris (Villefranche) 7 210    *
 RD 992 Creissels 5 930    *

 

Nota : Le niveau de risque d'accident varie de faible * à élevé **** ou très élevé *****. La Ligue souhaite porter ses efforts en priorité sur ces deux dernières catégories de zones accidentogènes.

Sur la plupart des axes routiers nationaux, l'augmentation annuelle du trafic est de l'ordre de 4 à 5% l'an en moyenne. Par ailleurs, le trafic poids-lourds connaît une forte croissance sur les routes nationales ; ce qui n'est pas sans conséquences sur la fluidité de la circulation s'agissant de routes de montagne.

Les zones accidentogènes recensées l'ont été au vu des accidents enregistrés ces dernières années ; et ce, quel qu'en soient la nature et l'importance. L'objectif premier étant d'identifier les principaux points accidentogènes du département qu'il convient de neutraliser dans les meilleurs délais.

En effet, si des accidents se produisent régulièrement à ces endroits, l'expérience montre qu'il y a nécessairement une insuffisance notable au niveau de l'infrastructure elle-même qu'il convient de revoir. Ce qui ne saurait pour autant exonérer les automobilistes de toute responsabilité lorsque une faute majeure a été comise par lui (dépassement hasardeux, vitesse excessive ou inadaptée, taux d'alcoolémie élevé...).

L'inadaptation de l'infrastructure routière ne peut cependant, à elle seule, expliquer la plupart des accidents de la route qui résultent le plus souvent de l'accumulation d'erreurs ou de mauvais réflexes et notamment, bien trop souvent, d'une vitesse inadaptée aux conditions locales de circulation.