La France reste très loin du peleton de tête des pays européens pour la sécurité routière, derrière la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Allemagne.
Les résultats des dernières années sont sans appel et confirment une stabilité du nombre de tués depuis 1996 à un niveau très élevé de près 8 000 victimes par an.
| année | nombre d'accidents | nombre de blessés | nombre de tués |
| 1997 |
.
|
169 578
|
7 989
|
| 1998 |
.
|
170 000
|
8 437
|
| 1999 |
124 524
|
167 572
|
8 029
|
| 2000 |
121 233
|
162 117
|
7 643
|
| 2001 |
119 689
|
158 132
|
7 616
|
Le comité interministériel de sécurité routière du 26 novembre 1997, présidé par le Premier ministre avait fixé comme priorité : "d'ici à la fin de l'année 2002, le bilan devra être réduit de 4000 tués", soit une baisse de 50%. Nous sommes aujourd'hui extrêmement loin de cet objectif. L'échec est donc de ce point de vue total. Ceci est d'ailleurs confirmé par les premiers résultats de l'année 2000 qui ne sont pas meilleurs que ceux des années précédentes, loin de là.
Depuis 2002, la France a enfin mis en oeuvre une véritable politique de sécurité routière qui marque une rupture avec les politiques passées. Les premiers résultats constatés fin 2002 et début 2003 sont très encourageants. Les nouvelles dispositions répressives adoptées par le Parlement début 2003 qui seront mises en oeuvre d'ici le début de l'été 2003 marquent une véritable rupture et une réelle volonté de s'attaquer au fléau de la violence routière en France.
A cet égard, la détermination et les mesures prises par le dernier Comité interministériel de sécurité routière qui s'est tenu le 31/03/03 en présence notamment du Premier ministre M. Raffarin, du ministre de l'Intérieur M. Sarkozy, du ministre des Transports M. De Robien, du ministre des la Justice M. Perben, du ministre de la Santé, M. Mattéi... démontrent au besoin que l'insécurité routière n'est pas une fatalité et qu'il faut d'abord une volonté politique pour en venir à bout.
A suivre !
Pour plus d'information, le site officiel : Sécurité Routière
| pays | nombre
de morts par an pour 1 million d'habitants (en 1998) |
|
| Suède | 58 | 5.8 |
| Royaume-Uni | 64 | 6.4 |
| Finlande | 82 | 8.2 |
| Pays-Bas | 86 | 8.6 |
| Allemagne | 116 | 11.6 |
| Hongrie | 129 | 12.9 |
| Autriche | 134 | 13.4 |
| Espagne | 135 | 13.5 |
| Tchéquie | 140 | 14.0 |
| France | 152 | 15.2 |
| Pologne | 174 | 17.4 |
| Aveyron | 198 | 19.8 |
| Grèce | 203 | 20.3 |
Nul doute que l'insuffisance d'investissements de l'Etat dans le domaine des infrastructures autoroutières et des axes nationaux ces dernières années contribue pour une bonne part à ce triste bilan.
Dans la période de croissance actuelle, comment ne pas regretter que l'Etat n'ait pas pris la mesure de l'urgence à accélérer les investissements autoroutiers. Outre l'amélioration sensible de la sécurité routière et de nombreuses vies préservées, les retombées à moyen et long terme de tels travaux seraient considérables : emplois, aménagement du territoire, recettes nouvelles...et bénéfiques à l'ensemble de la société.
Le retour sur investissement serait d'autant plus rapide que le coût estimé de l'insécurité routière était évaluée à 120 milliards de francs en 1998. Coût comparable aux recettes attendues en 2001 de la vente de 4 licences UMTS (téléphone mobile de 3ème génération) par l'état français qui rapportera pas moins de 130 milliards de francs.
De quoi réaliser prés de 5 000 km d'autoroutes et divers autres aménagements sur les axes nationaux ; ce qui permettrait d'achever une bonne fois pour toutes le réseau autoroutier national et surtout de réduire masssivement le nombre de tués de prés de 50% en sauvant ainsi pas moins de 4 000 vies et de l'ordre de 50 000 blessés par an.
Préserver la vie de plus de plus de 4 000 personnes par an et éviter de nombreux blessés ne vaut-elle pas la peine de consacrer quelques petites milliards à la sécurité routière ?
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