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A la fin du XIVème siècle, un
clocher purement défensif fut érigé, couronné d'une
flèche de bois. Au XVème siècle, les travaux furent repris
de plus belle avec l'achèvement du coeur et de sa voûte, puis le
lancement de la construction du transept et des premières travées
de la nef. Pour l'accomplissement
de ces travaux, les plus grands artistes de l'époque furent sollicités
dont le sculteur bourguignon Jacques Morel. Ceci explique l'origine de ce nouveau
style médiéval qualifié de flamboyant à Rodez. Au
XVIème siècle, François d'Estaing et Georges d'Armagnac donnèrent
un nouvel élan à la construction de la cathédrale. Après
l'incendie du clocher en 1510, sa reconstruction telle qu'elle existe aujourd'hui,
fut entreprise par une centaine de tailleurs de pierre, sous la direction d'Antoine
Salvan. L'achèvement du clocher et de la cathédrale intervinrent
vers 1531. Bien
qu'achevée depuis le début du XVIème siècle, les travaux
d'entretien et de réparation ne cessent de ce succéder au fil des
décennies. En
effet, en dépit de son apparence robustesse, ce superbe vaisseau de pierre
n'en demeure pas moins fragile. Subissant au fil des temps les terribles intempéries
et varisation de températures du piton ruthénois, sans compter les
effets de la polution, ses pierres de grés rose et son calcaire, ses nombreuses
gargouilles, chimères et autres statues subissent une inexorable érosion.
Ce qui entraîne d'incessants et longs travaux de restauration au fil des
ans.. Mais que ne feraient
pas les ruthénois pour assurer la perénité du plus beau symbôle
de leur cité ? Preuve de cet attachement, pour marquer le début
du XXIème siècle, la ville de Rodez a souhaité mieux mettre
en valeur ce joyau, alliant art roman et gothique flamboyant, en mettant en scène
un nouvel éclairage qui lui rend toute sa grandeur. |